Nouveau mode de calcul des cotisations patronales :
Les entreprises cherchent à chiffrer l'impact de la réforme

Depuis le 1er janvier 2026, un nouveau mode de calcul des exonérations de charges  s’impose aux entreprises. Plus simple, mais aussi plus restrictif, ses effets varieront d’une entreprise à l’autre, selon leur nombre de salariés et la structure de leurs rémunérations. Aujourd’hui, les DRH multiplient les calculs pour mettre en place des scénarios prévisionnels, afin d’intégrer ces évolutions dans leurs budgets 2026 et au-delà.

Simplification en vue? C’est en tout cas l’objectif de la RGDU (Réduction Générale Dégressive Unique) qui remplace, dès le 1er janvier 2026, la RGCP (Réduction Générale des Cotisations Patronales).

Concrètement, au lieu de devoir appliquer plusieurs mécanismes distincts pour calculer les allègements de charge auxquels elles ont droit,  les entreprises utilisent désormais une seule formule de calcul pour déterminer le montant de leurs exonérations.
Autre nouveauté : les réductions de charges patronales ne concernent plus, dorénavant, que les salaires inférieurs à 3 SMIC, contre 3,5 SMIC auparavant.

Quelles conséquences pour les entreprises?
Tout dépend de leur nombre de salariés, et des niveaux de rémunération de leurs collaborateurs.


“Selon nos premières simulations, ces nouvelles règles de calcul s’avèrent positives pour les rémunérations proches du SMIC, mais globalement défavorables à partir de 1,6 SMIC, explique Angélique Acosta, directrice conseil du cabinet spécialisé Spartes, leader de l’optimisation des charges sociales. En revanche, ce mécanisme simplifié devrait faire gagner du temps aux équipes RH, et limiter les risques d’erreurs... que l’on relève aujourd’hui sur 15 à 20% des fiches de paie, et qui représentent elles aussi un coût!”

Des calculs d’impact à court et moyen terme

Pour estimer l’impact de la RGDU, les directions d’entreprises sortent leurs calculatrices : « Nous constatons, depuis plusieurs semaines, une forte augmentation des demandes de DRH, qui souhaitent calculer les effets de cette réforme », confie Angélique Acosta. L’idéal? Ne pas s’y prendre à la dernière minute, car ces simulations s’avèrent souvent complexes.
Au-delà d’un calcul immédiat, l’enjeu consiste à anticiper les effets de la réforme à moyen terme, pour identifier les segments de rémunération les plus impactés et ajuster les prévisions et les pratiques de paie.

“Certaines entreprises nous demandent d’établir des scénarios de simulation année par année, selon différents niveaux de SMIC ou d’évolution des effectifs,
reprend Angélique Acosta. Cela permet de lisser dans le temps les effets prévisibles de la RGDU”.

A plus court terme, la majorité des entreprises prévoient de redoubler de prudence face aux hausses de salaire, qui entraîneront désormais une perte  d’exonérations plus rapide qu’auparavant. Elles prévoient moins de revalorisations générales, et davantage d’augmentations individualisées ou de rémunérations alternatives, telles les primes ou l’intéressement.

“Cette année, nous voyons une proportion record d’entreprises ayant décidé de distribuer exclusivement des primes, et qui n’ont pas prévu d’augmenter les salaires,
explique Angélique Acosta. Elles se montrent d’autant plus prudentes qu’une deuxième évolution arrive : la loi sur la transparence salariale, applicable dès juin 2026. Les DRH souhaitent mesurer les effets de cette réforme, avant de faire évoluer leur grille salariale”.

En clair, 2026 risque de se distinguer par une forte sobriété salariale : courant 2025, plus de 40 % des entreprises avaient déjà réduit leur budget d’augmentations par rapport à ce qu’elles avaient prévu en début d’année.

Lire aussi notre article expert RGDU 2026 : DRH, restez très vigilants sur les écueils et les zones de complexité

A propos de Spartes

Depuis sa création en 2012, Spartes s’impose comme un acteur incontournable de la performance opérationnelle et économique des entreprises.

L’approche hybride unique de Spartes combine conseil, externalisation et solutions SaaS. Cette démarche innovante permet d’aider les entreprises à mieux maîtriser leurs coûts, qu’ils soient sociaux, fiscaux, assurantiels ou immobiliers. Spartes accompagne également ses clients face aux nouveaux défis réglementaires, tels le reporting extra-financier ou la transparence salariale.

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